Avis en vrac #15 – Les tops de l’été

Hello !

Présentement emmitouflée dans mon plaid, prête à affronter les températures dramatiquement basses de l’automne, la pluie et toutes les joyeusetés qui y sont liées (rhume/angine/grippe/bronchite/mort violente), je me suis dit qu’il serait peut-être temps de vous parler de mes lectures de l’été. Parce que j’aime pas faire comme tout le monde et que ça permettra à l’été de rester un peu plus longtemps dans mon cœur et dans mon corps ♥ (oui, cet article est commencé depuis 4 lignes et vous m’avez déjà perdue).

Plus sérieusement, j’ai énormément lu cet été, et comme j’ai énormément pas fait de chroniques je voulais quand même vous faire un petit retour, au moins des livres à retenir (et peut-être dans un second temps des livres à oublier, parce que je sais que vous aimez quand je dis du mal des bouquins (non)). Mais aujourd’hui, soyons positifs (pas comme la température intérieure de mon appartement), et parlons excellentes lectures, coups de cœur, pépites intergalactiques, TRUCS DE OUF-GUEDIN-QUI-DEBOITENT. Et promis je freine mes ardeurs. (et je ne vous ferai pas l’offense de vous reparler des Sœurs Carmines et de cet article qui en vante les mérites qu’on attend encore moins que le déluge)


couv27882344In the after – Demetria Lunetta

410 pages – Lumen

Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !

 

Je ne m’attendais pas à grand chose en commençant ce roman (en lecture commune avec Dylan, et pour une fois on a à peu près réussi à le lire en même temps… enfin je crois ?), et ça a été une très bonne surprise (le roman, pas le fait que la lecture commune soit réussie hein). On est dans un univers post-apocalyptique, pas forcément très développé puisqu’on se concentre sur l’intrigue, mais intéressant quand même. La plume de l’autrice rend accro, et on se retrouve à tourner les pages très vite (en les lisant quand même, c’est mieux)(je sais pas vous, mais j’en ai un peu marre de moi personnellement) pour connaître la fin. Fin qui nous laisse un peu en mode « où est la suite ??? », mais ça reste vivable (mais je veux quand même connaître la suite). Il y a pas mal de rebondissements au cours du bouquin, on ne sait jamais trop qui sont les gentils ou les méchants, ou les ni-gentils-ni-méchants, donc on est un peu aux aguets tout le temps et c’est cool ! Il y a peut-être un petit côté déjà-vu pour les habitués du genre, mais pour les néophytes comme moi ça fonctionne très bien ! (en plus je crois qu’il n’y a presque pas de romance. Enfin ça ne m’a pas traumatisée, ce qui est assez rare pour être souligné (mais c’est peut-être aussi parce que j’ai l’impression d’avoir lu ce bouquin il y a un siècle et que je ne me souviens même pas des prénoms des personnages, donc bon (mais j’ai beaucoup aimé hein, je sais pas si ça se voit))).


La ligne verte – Stephen Kingcouv15782161

507 pages – Le livre de poche

En 1935, Paul Edgecombe est gardien-chef au bloc E, celui des condamnés à la chaise électrique, du pénitencier de Cold Mountain en Louisiane. Un jour, un nouveau détenu arrive. Il s’agit de John Coffey, un colosse, condamné pour le viol et le meurtre de deux fillettes, sœurs jumelles. Cependant, ces faits offrent un contraste très troublant avec la douceur et la gentillesse de John qui est, semble-t-il, doté de pouvoirs surnaturels. De leur côté, à part le jeune et cynique Percy Wetmore, toujours prêt à satisfaire ses instincts sadiques, Edgecombe et son équipe doutent que John soit coupable…

Attention, Cha’ sort de sa zone de confort ! (enfin j’aimerais bien qu’on me dise où elle se situe ma zone de confort quand même, parce que c’est pas toujours très clair). La ligne verte traînait dans ma PAL depuis un petit moment, et quoi de mieux pour partager cette quasi-première expérience de King avec une personne qui voue un culte à cet auteur, j’ai nommée Déjeuner sous la pluie (ou Maned wolf) ? Je craignais les longueurs ou une écriture un peu difficile, mais finalement pas du tout, je crois qu’on peut même dire que ça s’est très bien passé (si on peut utiliser ces mots pour un livre parlant de la chaise électrique). King maîtrise son récit à la perfection, il nous emmène exactement où il veut et joue avec nos émotions tout du long. Beaucoup de sujets sont abordés dans ce roman, par le biais de suggestions (parfois bien plus que suggestives d’ailleurs) ou de raisonnements du narrateur Paul, et on finit le tout avec le cerveau légèrement tourneboulé (j’adore ce mot). J’ai été un peu lassée par les répétitions de début de chapitre, mais c’est le côté roman-feuilleton qui veut ça, et parfois ça peut aider à se rappeler la partie précédente (sauf quand on venait tout juste de lire la partie en question, donc.). Si ce n’est ce léger détail, j’ai été vraiment happée par ce roman, qui m’a donné envie de m’attaquer à d’autres livres de Stephen King. Maintenant il va falloir que je me prépare psychologiquement au côté horreur/flippant/onsechiedessus, parce que pour le coup c’est clair que c’est pas dans ma zone de confort.


couv35280389Le goût du bonheur T1 : Gabrielle – Marie Laberge

877 pages – Pocket

Réunis dans leur résidence estivale de l’île d’Orléans, non loin de Québec, les Miller et leurs six enfants offrent l’image de l’harmonie et de l’aisance. La crise des années trente les a épargnés. Chez eux, le goût du bonheur l’emporte sur les conventions et les préjugés d’une société paroissiale et étouffante. Comblée par un mari intelligent et sensuel, Gabrielle aspire a encore plus de liberté, prête à la révolte. La tendre et violente Adélaïde, sa fille, est déchirée entre sa tendresse pour le jeune Florent et sa passion pour l’Irlandais Nic McNally. Partout, alors que la rumeur de la guerre enfle en Europe, s’annoncent des orages du coeur, des menaces, des trahisons, la maladie. Mais rien ne semble pouvoir briser le courage et l’énergie vitale des Miller.

Alerte méga coup de cœur ! Ce livre est élu pavé de l’année, mais il est parfait de bout en bout (sauf la fin, mais je suis gentille je vais pas vous spoiler) ♥ Je ne suis même pas sûre de trouver les mots pour vous en parler, tellement ce roman m’a fascinée (d’ailleurs il mériterait bien plus qu’un petit bout d’Avis en vrac comme ça, mais pour le moment je suis incapable de faire mieux x)). On est dans une saga familiale, qui prend son temps, dans laquelle il se passe des choses sans être pour autant un concentré d’action, donc ça ne plaira pas à tout le monde. De mon côté, une fois sautée la barrière du québécois (y a pas à dire, ils ont des expressions étranges ces québécois), je me suis régalée. On a une énorme palette de personnages tous différents et très attachants, le temps de la lecture on vit avec cette famille et son entourage, on ne veut plus les quitter (d’ailleurs heureusement qu’il reste 2 tomes, sinon mon petit cœur serait brisé à jamais), on grandit et apprend avec eux, et bonsangc’estbeaucouptropbien. Aucun personnage n’est parfait, et c’est un peu tout le sujet du bouquin, mais on passe d’excellents moments avec eux. Ce roman aborde énormément de sujets de société (à l’époque, mais certains sont encore bien trop actuels malheureusement), il fait réfléchir sur beaucoup de choses, sans pour autant apporter de réponses, seulement de bonnes grosses interrogations ou remises en question. J’ai beaucoup aimé les touches d’humour/cynisme qu’on y retrouve et qui donnent un peu de légèreté malgré la difficulté de certains thèmes. Bref, c’est typiquement le genre de bouquin dans lequel on se lance sans imaginer ce qu’on va découvrir et à quel point c’est un bijou. Je ne peux que vous le recommander ♥


Sweet sixteen – Annelise Heurtiercouv9051470

218 pages – Casterman

Rentrée 1957.
Le plus prestigieux lycée de l’Arkansas ouvre pour la première fois ses portes à des étudiants noirs. Ils sont neuf à tenter l’aventure. Ils sont deux mille cinq cents, prêts à tout pour les en empêcher.

Cette histoire est inspirée de faits réels.

J’ai pris ce livre un peu par hasard à la médiathèque, et p*****, quelle claque !! Les romans parlant de racisme (et le racisme dans la vie en général hein) me bouleversent/révoltent profondément, et celui-ci ne fait pas exception, bien au contraire. Il est assez court, mais terriblement efficace, certaines scènes sont surréalistes, les mots utilisés sont d’une violence inouïe, bref je ne comprends vraiment pas l’espèce humaine. Je n’ai pas grand chose de plus à en dire, sinon que je vous conseille de le lire, je l’ai trouvé très important.


couv75537814La mythologie viking – Neil Gaiman

288 pages – Pocket

L’univers de Neil Gaiman est nourri par les légendes nordiques. Il revient à ses sources et nous raconte enfin la grande saga des dieux scandinaves qui l’ont inspiré pour son chef d’oeuvre American Gods. De la genèse des neuf mondes au crépuscule des dieux et l’ère des hommes, ils reprennent vie : Odin, le plus puissant des dieux, sage, courageux et rusé ; Thor, son fils, incroyablement fort mais tumultueux ; Loki fils d’un géant et frère d’Odin, escroc et manipulateur inégalable… Fières, impulsives et passionnées, ces divinités mythiques nous livrent enfin ici leur passionnante – et très humaine – histoire.

Vous ne le savez probablement pas parce que je n’en parle pas particulièrement (ou alors vous le savez déjà parce que je radote et que je ne m’en rends même pas compte), mais j’aime beaucoup la mythologie. Enfin le moi d’il y a 10 ans (ouch) aimait beaucoup la mythologie et s’y intéressait, avant de passer à autre chose (la crise d’adolescence, les hormones tout ça, vous savez ce que c’est). Mais j’aime toujours ça, et j’ai envie de lire des trucs sur le sujet, et là BAM Neil Gaiman sort un livre sur la mythologie nordique, mythologie que je connais très peu (parce que l’univers de Thor dans Marvel il paraît que ça compte qu’à moitié, déjà Loki (♥) n’est absolument pas le frère de Thor). Je me suis régalée avec ce recueil de petites légendes, racontées avec beaucoup d’humour par Neil Gaiman, qui a rendu tout ça très accessible et facile à lire. Je ne sais pas si ça révolutionne quoi que ce soit pour ceux qui connaissent déjà les légendes en question, mais comme ce n’était pas mon cas, j’ai encore plus kiffé et je suis très curieuse de lire d’autres livres sur le sujet. Et d’autres livres de Neil Gaiman. DONC JE VALIDE !


Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie – Virginie Grimaldicouv27790459

416 pages – Le livre de poche

Pauline, quittée par son mari Ben, se retrouve obligée de vivre chez ses parents avec son fils de quatre ans. D’abord abattue, elle décide de ranimer ce qui avait fait tenir sa relation avec Ben jusque là. En lui envoyant, chaque jour, le souvenir d’une histoire liée à leur rencontre, elle tente de rappeler à Ben, qui l’a peut-être oublié, qu’ils se sont aimés.

Alerte coup de coeur biiiiiiiiiiis !! Pour vous resituer un peu le truc, j’ai lu les deux autres romans de Virginie Grimaldi avant/pendant l’été, et j’ai adoré (genre vraiment). Donc je gardais précieusement celui-ci dans ma PAL, pour le savourer en temps voulu (à savoir pas 1000 ans avant la sortie du prochain). Comme vous vous en doutez si vous suivez un peu ce que je raconte (et on va partir du postulat que c’est le cas, sinon j’écris tout ça pour rien), c’est un gros fail puisque je n’ai attendu que genre… un mois ? Et que le prochain sortira dans genre… 8 mois ? (en fait j’en sais rien mais je sais que c’est trop long). Ce qui a fonctionné pour les deux autres fonctionne à nouveau ici, avec un côté suspense en plus qui m’a fait dévorer ce roman en quelques heures (et donc re-fail pour l’idée « je le savoure et ne le termine pas d’un coup »). Virginie Grimaldi est une experte pour nous faire passer en quelques secondes du rire aux larmes, j’ai éclaté de rire bruyamment plus d’une fois, je l’ai terminé avec une boule à la gorge mêlée à des papillons dans le ventre (ce que je dis n’a aucun sens, mais retenez que j’ai surkiffé ma lecture, c’est pour des romans comme ça que je suis ravie de pouvoir lire et en parler avec tout un tas de gens plutôt chouettes (notez le plutôt, vous emballez pas non plus :D)). Donc voilà, je vous annonce officiellement que Mme Grimaldi entre sans contestation possible dans le top pas totalement défini de mes autrices préférées. Je n’ai pas fini de vous en parler, et tant mieux parce que ces livres sont des petits concentrés de douceur, sans être prévisibles ou dégoulinants de guimauve ♥


Et vous, vous avez lu ces romans ?
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40 commentaires sur “Avis en vrac #15 – Les tops de l’été

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  1. J’ai lu In the after, (et la suite aussi ahahah) et Sweet sixteen qui m’a révoltée tout comme toi

    Sinon je me marre toujours autant à te lire (du coup je passe dans les « chouettes » ou je reste dans les « plutôt chouettes?)

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  2. Joli panel de lectures!
    In the after, ne me donne pas envie malgré avoir entendu beaucoup de bien! C’est comme ça… Je ne vais pas me forcer, les envies de lecture ne manquent pas!
    La ligne verte, j’aime tellement le film que j’ai pas envie de lire le livre. J’ai l’impression que je serai complétement déçue.
    Le goût du bonheur, je l’ai dans ma PAL depuis un bon bout de temps et après la lecture de ton avis, cela me chatouille de le sortir!
    Les autres ne m’intéressent pas spécialement, malgré les avis dithyrambiques sur deux d’entre eux… Enfin, je testerai peut-être Virginie Grimaldi un jour quand même, histoire de ne pas finir inculte 😀

    Aimé par 1 personne

    1. Tu as bien raison, le fait d’entendre beaucoup de bien d’un roman ne veut pas dire qu’on va l’aimer, autant suivre son instinct ^^
      Je n’ai jamais vu le film La ligne verte (j’ai vu qu’il était sur Netflix mais 3h de film ça m’a découragée xD). Je pense qu’il est assez différent du livre mais je pourrais pas te dire lequel est « mieux » :p
      Oh ouiiii Le goût du bonheur est beaucoup trop chouette ♥♥
      Pour Virginie Grimaldi ça peut être une lecture sympa d’été (bon du coup c’est un peu foutu maintenant aha) !

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      1. A la lecture de ta réponse, j’ai été obligée d’aller consulter Wikipedia pour m’assurer que le film faisait bien 3H. Je le regarde régulièrement et je n’aurais jamais imaginé qu’il dure si longtemps!
        En tout cas, pour ma part, je ne me suis jamais ennuyée une seconde devant ce film. Les acteurs jouent magistralement bien. Je te conseille d’y jeter un œil, vraiment!

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  3. Coucou !
    J’ai envie de lire la ligne verte depuis un certain temps. Il faudrait que je songe à me lancer dedans avant de regarder le film ! J’ai adoré « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi, et par conséquent j’ai vraiment envie de découvrir  » Le parfum du bonheur est plus fort sous la pluie  » de la même auteure. Bref, je veux rien entendre, tu vas lire il est grand temps de rallumer les étoiles et plus vite que ça ! (bon peut-être que tu l’as lu, mais si ce n’est pas le cas, dépêche toi !)

    Aimé par 1 personne

    1. Coucou ! C’est sympa de pas connaître la fin à l’avance pour La ligne verte en plus je trouve 😀
      Mais ouiiii les Virginie Grimaldi sont super chouettes !! Je n’ai pas encore lu Il est grand temps de rallumer les étoiles, j’attends sa sortie en poche x) Si je le lis maintenant en plus je n’aurais plus rien à lire d’elle avant un moment (c’est déjà le cas d’ailleurs ^^), donc je patiente sagement !

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    1. Ouiiiii je suis ravie 😀 Si tu te lances pour Sweet sixteen et Gabrielle j’espère qu’ils te plairont ! Je comprends pour Virginie Grimaldi, j’avais un peu la même crainte (surtout vu ma tendance à ne pas aimer les trucs que tout le monde adore xD), mais finalement je regrette pas du tout ♥♥

      Aimé par 1 personne

  4. Je n’ai lu aucun de ces romans mais ils sont tous dans ma wish-list (excepté Sweet Sixteen qui ne m’intéresse pas vraiment pour l’instant, et La ligne verte qui est dans ma PAL). J’ai découvert Virginie Grimaldi il y a quelques semaines avec Il est grand temps d’allumer les étoiles, et j’ai adoré ! Je vais donc sûrement lire ses autres romans. 🙂 En ce qui concerne Stephen King, je n’ai lu qu’un seul de ses livres : Les yeux du dragon. Ce n’est pas le genre pour lequel il est connu, mais c’était une chouette découverte et une bonne manière de découvrir l’auteur.

    Aimé par 1 personne

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