Avis en vrac #18 – Sélectionnés du #PLIB2019

Hello !

Me revoici avec quelques nouveaux avis sur les sélectionnés du PLIB 2019 (un prix littéraire sur lequel vous aurez plus d’infos en cliquant ici). J’aurais aimé lire tous les romans qui me faisaient envie avant le vote pour les finalistes, sauf que les 3/4 me font de l’œil et que le timing est un peu juste (il reste une semaine avant le vote), donc j’ai lu ceux qui me tentaient le plus dans l’immédiat ! 😀


couv48026317-1Les nuages de Magellan – Estelle Faye

274 pages – Scrineo
#ISBN:9782367405858

27ème siècle. L’Humanité s’est étendue à toute la Voie Lactée. La nouvelle frontière, ce sont désormais les Nuages de Magellan, mais les Compagnies ont fini par renoncer à tout projet de colonisation, préférant les affaires aux rêves d’exploration spatiale. Deux siècles auparavant, l’humanité a pourtant maîtrisé l’énergie sombre, une ressource quasi illimitée, mettant ainsi fin aux guerres pour les énergies fossiles. Ont suivi plusieurs siècles de liberté, d’exploration, d’avancées… Puis, insidieusement, de nouveaux jeux de pouvoir et d’influence se sont mis en place, conduisant à la multiplication des hors-la-loi. Depuis, un mythe court la galaxie : des pirates auraient créé sur Carabe, une planète perdue, une république idéale, hors d’atteinte du pouvoir des Compagnies. Dans l’un des derniers postes frontières avant les Nuages, Dan, une jeune serveuse idéaliste, chante du blues dans un bar pseudo texan tout en rêvant d’aventures stellaires. Elle est fascinée par Mary, une cliente taciturne dont on dit qu’elle serait peut-être une ex-pirate… Les Nuages de Magellan n’ont pas dit leur dernier mot !

Déjà, commençons par radoter pour ceux qui me suivent un peu partout : j’aime les histoires de pirates. Je ne saurais pas expliquer pourquoi, mais depuis trèèèèès longtemps c’est un genre de récit qui m’attire beaucoup, même si paradoxalement j’en lis peu. Ici, c’est donc cet aspect de l’histoire qui m’a convaincue, ainsi que l’avis plus qu’enthousiaste de Kin (parce que c’est assez rare pour être pris en compte mouhaha ♥). Petite particularité dans Les nuages de Magellan, on cause pirates, mais pirates de l’espace, et même si ça m’effrayait dans un premier temps, j’ai finalement trouvé ça très cool ! Je ne suis pas une grande fan de space opera (cela dit, là aussi j’en lis assez peu), mais j’ai trouvé celui-ci très accessible, idéal pour débuter dans le genre. On n’est pas confrontés à des notions trop compliquées, et l’univers se visualise plutôt bien !

Les personnages (majoritairement féminins \o/) sont chouettes à suivre, j’ai apprécié leurs personnalités et leurs relations. On a quelques aperçus du passé de la Grande piraterie, j’ai trouvé ces passages intéressants, j’aurais presque voulu en avoir plus, avoir d’autres aperçus de la vie de Sol ou de Liliam, voire des Compagnies. Ce roman est assez court, donc pas forcément très développé sur tous les points, la fin m’a par exemple semblé un peu expédiée, alors qu’elle ouvrait une porte sur de nouveaux horizons potentiellement intéressants. Là où j’ai eu le plus de « difficultés » c’est avec la plume de l’autrice, que j’ai trouvée parfois un peu lourde. Il y a pas mal de répétitions dans le texte, et une utilisation un peu abusive des prénoms pour parler des personnages (parfois dans deux phrases d’affilée, alors qu’un pronom aurait peut-être allégé le tout). J’imagine que c’est un choix stylistique ou peut-être est-ce lié au côté plus « jeunesse/young adult » du roman, dans tous les cas je n’ai pas tellement accroché à cette manière d’écrire. Mais je reste curieuse de découvrir Estelle Faye dans un autre de ses romans, pour voir si le style est différent !

Dans l’ensemble, ça reste un roman intéressant, pour son accessibilité, les personnages féminins et l’histoire de fond qui vaut le détour !


Le Dieu oiseau – Aurélie Wellensteincouv71558070

352 pages – Scrineo
#ISBN:9782367405827

Une île. Dix clans. Tous les dix ans, une compétition détermine quel clan va dominer l’île pour la décennie à venir. Les perdants subiront la tradition du « banquet » : une journée d’orgie où les vainqueurs peuvent réduire en esclavage, tuer, violer, et même dévorer leurs adversaires. Il y a dix ans, Faolan, fils du chef de clan déchu, a assisté au massacre de sa famille. Sauvé par le fils du chef victorieux, Torok, il est depuis lors son esclave et doit subir ses fantaisies perverses. Sa seule perspective d’avenir est de participer à la compétition de «l’homme-oiseau», afin de renverser l’équilibre des pouvoirs en place et de se venger. Qui du maître ou de l’esclave va remporter la bataille ? Quel enjeu pour les habitants de l’île ? Quel est le prix à payer pour la victoire ?

Dans un genre totalement différent, j’ai enfin lu Le Dieu oiseau, qui me faisait envie depuis sa sortie. Et j’ai beaucoup aimé ce roman, aussi violent, sanglant et étrange soit-il (comme ça la couleur est donnée aha). Donc je ne le recommande pas à tout le monde, il y a deux trois scènes plutôt dégueu, et plus que ça c’est le côté psychologique qui pourrait en rebuter certains. Parce que ce roman est très axé sur le mental de Faolan, esclave torturé pendant une dizaine d’années, et sur les conséquences de tout ça sur lui. De mon côté, j’ai trouvé cette dimension psychologique très intéressante, bien menée et compréhensible. Vu le contexte, il est plutôt difficile de s’attacher aux personnages, mon avis sur eux a évolué tout au long de ma lecture, que j’ai plus vécue comme une analyse du comportement humain que comme un divertissement pur et dur (un peu chelou le divertissement, soit dit en passant xD). 

Je ne veux pas en dire beaucoup plus pour ne pas spoiler, mais ce roman m’a fait penser à un mélange entre Hunger games, Game of thrones et L’étranger (oui je sais, cette dernière référence est un peu inattendue, mais je n’arrivais pas à me la sortir de la tête durant ma lecture ^^). Et je dois dire que le mélange est plutôt efficace, ça m’a donné une légère impression de « déjà-vu » sans pour autant m’ennuyer ou me paraître trop prévisible, à l’inverse l’autrice évite bien des facilités de scénario ! Et il y a un petit côté addictif qui le rend très rapide à lire, j’étais curieuse de savoir comment les choses allaient tourner. Je doute que ce que je raconte soit très clair, mais je trouve difficile de parler de ce roman sans trop en dire, puis c’est typiquement le genre de roman qui donne des sensations diverses et variées très personnelles lors de la lecture (pas très positives les sensations dans l’ensemble, je ne me suis pas sentie hyper épanouie en le lisant non plus aha), mais vraiment différentes d’une personne à l’autre.

Si j’ai quelques réserves, c’est plutôt sur la partie « romance » (avec guillemets parce que c’est pas non plus le big love mielleux de l’année hein), même si après échange avec Maned wolf je peux comprendre son « intérêt » dans le roman, je reste mitigée parce qu’à mon sens le bouquin aurait été aussi fort sans. Je suis également un peu sceptique à propos de la fin, encore une fois très (trop ?) rapide. Et pour le coup, au lieu de nuancer mon opinion, Coline m’a juste embrouillé l’esprit avec ses théories sur la fin XD

Malgré ces petits moins, je trouve que c’est un roman très fort, puissant et bien écrit, il y a de grandes chances qu’il se retrouve dans mon vote pour les finalistes 😀 


couv3261408La légende des quatre, tome 1 – Cassandra O’Donnell

352 pages – Flammarion jeunesse
#ISBN:9782081394254

Suite au chaos qui a été généré par les hommes, la Terre est désormais occupée par quatre clans de Yokaïs, des êtres capables d’adopter une apparence humaine ou celle d’un animal bien précis. Les Lupaï forment ainsi une meute de loups, tandis que les Taïgan se changent en tigres, les Rapaï en aigles et les Serpaï en serpents. Bien que ces tribus soient rivales et possèdent chacune leur royaume bien délimité, elles peuvent cohabiter en territoire neutre, où les jeunes de tous les clans vont à la même école. Afin d’éviter des échanges entre les races, des règles très strictes sont établies par les anciens, mais tout semble voler en éclat lorsque les Lupaï et les Taïgan sont victimes de crimes inexpliqués. Maya et Bregan sont les héritiers de chacune de ces tribus et même s’ils sont censés se vouer une haine sans bornes, ils décident plutôt de collaborer afin de préserver l’équilibre du monde face à une révolte imminente des humains.

J’étais très intriguée par ce roman après l’avoir vu passer un peu partout à sa sortie, donc j’ai profité d’une lecture commune organisée sur le Discord du PLIB pour le découvrir. Malheureusement, j’en ressors plutôt mitigée, je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, ni à apprécier les personnages ou à m’intéresser à ce qui leur arrivait (peut-être parce qu’en parallèle je lisais des trucs vraiment très chouettes).

C’est un roman jeunesse, un peu trop pour moi, ce n’est pas forcément le genre de lectures auxquelles j’accroche en ce moment (« pourquoi l’avoir lu ? » me direz vous, « parce que je suis têtue » répondrai-je), c’est rapide et assez peu approfondi.

En plus, quelque chose m’a dérangée dans le style de Cassandra O’Donnell, je ne saurai pas dire quoi, mais ça ne m’a pas aidée à rentrer dans le roman et à l’apprécier. Je vous épargne mon avis sur la romance mièvre et prévisible, vous commencez à savoir ce que j’en pense. Sans grande surprise, je ne lirai pas la suite, ceci dit pour les curieux qui voudraient se faire leur propre avis, ça se lit très vite.


Interfeel – Antonin Atgercouv56737650

496 pages – Pocket jeunesse
#ISBN:9782266248280

Nathan et ses amis sont en permanence connectés à Interfeel, un réseau social qui permet de partager ses émotions. Pour l’immense majorité des habitants de la planète, connaître les émotions de chacun est tout aussi naturel que téléphoner. Mais un événement tragique va se produire sous leurs yeux et bouleverser Nathan. Fasciné par Élizabeth, une  » sans-Réseau  » qui vit en marge de la société, il voit toutes ses certitudes vaciller. Ce que les deux adolescents découvriront pourrait bien changer le monde à jamais…

Autant être claire tout de suite : ce roman et moi ça ne l’a pas vraiment fait. 

On retrouve dans Interfeel tous les codes de la dystopie, qu’on connaît déjà depuis un certain nombre d’années, donc pour l’originalité on repassera. Cependant, l’idée de faire tourner cette dystopie autour d’un réseau social basé sur les émotions était intéressante. Si le système avait été expliqué de manière suffisamment claire, et que cette partie manipulation des émotions avait été creusée, ça aurait pu accrocher et maintenir mon attention.

Seulement, je ressors de cette lecture avec un gros sentiment de confusion, le système n’est pas vraiment détaillé, il nous manque plein d’informations qui sont données petit à petit mais avec l’impression qu’elles sortent de nulle part (et comme par hasard elles arrangent bien nos héros à ce moment-là). Et il y a un gros côté gentillet qui m’a déçue, tout est trop facile, trop rapide, les informations viennent au personnage principal sans qu’il ait besoin de les demander, le gros méchant lui dévoile tous ses plans… En fait, les ficelles sont trop grosses à partir du moment où on a déjà lu quelques romans du genre et l’ensemble est bien trop édulcoré pour moi (mais je ne suis probablement plus le public pour ce type de lectures).

Côté personnages, je n’ai absolument rien ressenti pour eux, je n’ai pas réussi à m’y attacher ou à m’intéresser à leur sort (aussi parce que justement tout était tellement facile et gentil que je ne voyais pas vraiment de raison de m’inquiéter). Ils sont traités de manière trop superficielle à mon avis, alors que là encore il y a des éléments intéressants qui auraient peut-être mérité d’être approfondis.

Il y a pas mal de twist au cours du récit, qui relancent l’action, mais je n’étais plus dedans donc ça n’a pas fonctionné sur moi. J’ai eu l’impression que l’auteur essayait de nous ressortir le plus d’éléments possibles qui font une dystopie, en concentrant tout en un seul tome, donc ça donne un effet de rébellion sur-rébellion et sur-sur-rébellion, j’étais totalement embrouillée et pas dans le roman. Je pense que le gros point faible de ce livre est le fait que ça soit plus ou moins un one-shot, on sent que l’auteur a plein de choses à dire sur son univers, mais concentré en un seul tome ça passe difficilement. D’ailleurs, la fin de ce roman n’en est clairement pas une pour moi, en tout cas pas une fin de one-shot…

En revanche la lecture se fait bien, c’est fluide et les chapitres finissent souvent sur des moments de suspense insoutenables qui font que les pages se tournent toutes seules (par contre les coquilles ça va pas du tout là, Pocket jeunesse…).

Vous l’aurez compris, ce roman n’était pas pour moi, et il ne fera probablement pas partie de mes finalistes (c’est même clair qu’il n’en fera pas partie ^^’). Ce qui est assez surprenant, c’est qu’on a lu ce roman en lecture commune pour le PLIB, et tous les participants sont de cet avis, alors que le roman a de très bons avis en dehors. Le mystère reste entier…


Et vous, vous avez lu ces romans ?
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29 commentaires sur “Avis en vrac #18 – Sélectionnés du #PLIB2019

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  1. Hahaha mais c’est drôle parce qu’on a des avis complètement différents sur tous ces livres^^
    (enfin « complétement » faut pas déconner non plus)
    Les nuages de Magellan m’a pas franchement transcendé parce que j’ai pas réussi à apprécier les personnages donc bah pas grand chose à carrer de ce qui leur arrivait… Et j’ai trouvé ça à la fois trop court et trop long^^ Après je pense que ça vient du genre, peut être que je suis juste pas fan de soap opera ? ^^
    Le Dieu oiseau m’a bien plu (oui on a déjà parlé ^^) mais disons, juste un peu moins que d’autres sélectionnés, et surtout j’ai préféré le Roi des Fauves, beaucoup plus jusqu’au boutiste dans sa démarche (j’aime quand c’est biiien cruel manifestement, bonjour la sadique !)
    Et pour La légende des quatre et Interfeel j’ai bien aimé sans plus, je lirais sûrement la suite mais c’est pas dans mes priorités immédiates disons ^^
    Voilà c’était Plouf et son gros pavé, à vous les studios !

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  2. J’en ai lu 2 sur les 4 ! (ce qui est déjà pas mal non ? ^^)
    Du coup j’ai bien aimé les nuages ! Et la légende des 4 clans aussi ! (elle est très inspirée pour argumenter aujourd’hui la meuf lol).
    Et c’est dommage pour Interfeel je trouvais la couv cool pourtant ! Mais vu ton avis, je vais pas m’y attarder ^^’
    Des bisouilles !
    ~Kara

    Aimé par 1 personne

  3. Au final, je pense que je vais plutôt lire Le Dieu Oiseau avant le 28 et pas Interfeel haha. Vous m’avez coupé toute envie x) Le pauvre bichon qui attend dans ma PAL depuis septembre !
    Perso j’ai beaucoup aimé La légende des quatre que j’ai trouvé vraiment approfondi pour un jeunesse, et pas trop cliché par rapport à ce qu’on voit d’habitude. J’ai trouvé que l’ensemble fonctionnait bien ^^
    Et maintenant que tu as souligné le fait que Les nuages de Magellan était un space opera, je vais devoir le trouver pour valider ce fameux item du tournoi qui me turlupinait :p

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    1. Ouais je te conseille plutôt Le dieu oiseau aussi ^^ Ou La fille qui tressait les nuages si tu ne l’as pas lu ♥.♥
      Mais tu es peut-être moins difficile que moi, si ça se trouve Interfeel te plaira 😀
      J’ai vu ton avis sur La légende des 4, c’est vrai que moi j’étais pas du tout dedans ^^
      Ouiiiiiiii je l’ai un peu lu aussi parce qu’il me permettait de valider cet item :p

      Aimé par 1 personne

      1. Je vais attaquer Le dieu oiseau là, je t’en dirais des nouvelles 😉
        Si je gère bien mes autres lectures prévues cette semaine (avec un marathon HP en cours, j’ai mes doutes), j’aurais peut-être le temps de lire La fille qui tressait les nuages aussi ! 😀

        Aimé par 1 personne

  4. Vu que j’adore Aurélie Wellenstein et Estelle Faye, c’est sûr et certain que je lirais les deux premiers romans. J’avais adoré Le roi des fauves (Aurélie Wellenstein), légèrement moins avec La mort du temps – même s’il restait génial. Effectivement ce qu’elle écrit est toujours sombre, violent, angoissant, mais elle le fait bien. Estelle Faye, sa trilogie La voie des oracles était très intéressante, un vrai coup de coeur. La légende des 4 me tente beaucoup, merci pour ces retours, ça donne une idée de comment je peux aborder les romans en questions ^^

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    1. Ah ben oui ils devraient te plaire 😀 Je pense me procurer Le roi des fauves bientôt 🙂
      Pareil pour La voie des oracles, ça me tente beaucoup !
      Oui voilà pour La légende des 4 il faut bien garder en tête que c’est du jeunesse (mais avec des passages quand même un peu crus ^^)

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