Avis en vrac #19 – Mars en vrac

Hello !

Chez moi, une fois est en fait coutume, j’ai donc encore pris du retard dans mes chroniques. Pour ne pas totalement passer à la trappe mes lectures de mars, qui ont été sympas dans l’ensemble, voici un nouveau joyeux bordel de mini-chroniques, fraîchement pondues de mon cerveau fatigué par les vacances (la vie est dure) ! Je vous préviens, ça va être express (et peut-être même un peu confus), le mois de mars étant déjà loin, mes souvenirs ne sont pas hyper frais 😀


couv31598595Les délices de Tokyo – Durian Sukegawa

239 pages – Albin Michel

« Écouter la voix des haricots » : tel est le secret de Tokue, une vieille dame aux doigts mystérieusement déformés, pour réussir le an, la pâte de haricots rouges dont sont fourrés les dorayaki, des pâtisseries japonaises. Sentarô, qui a accepté d’embaucher Tokue dans son échoppe, voit sa clientèle doubler du jour au lendemain, conquise par ses talents de pâtissière. Mais la vieille dame cache un secret moins avouable et disparaît comme elle était apparue, laissant Sentarô interpréter à sa façon la leçon qu’elle lui a fait partager.

J’ai commencé à goûter à l’ambiance japonaise avec La fille qui tressait les nuages de Céline Chevet, que j’avais beaucoup apprécié (il fait d’ailleurs partie des finalistes du PLIB 2019 #soproud), et qui m’a donné envie de m’intéresser à la littérature japonaise écrite par des auteurs japonais (ce qui n’est pas le cas de Céline Chevet ^^). Je me suis donc laissée tenter par Les délices de Tokyo, dont j’avais entendu beaucoup de bien, et qui m’appelait depuis les étagères de ma médiathèque.

C’est un roman très particulier, assez représentant de la littérature japonaise comme je l’imagine, tout en douceur, poétique, simple (et peut-être un peu perché par moments). On y suit l’histoire d’un homme qui vend des gâteaux dans une pâtisserie et qui est amené à faire la rencontre d’une vieille dame, au passé visiblement difficile. C’est un roman qui prend son temps, il n’y a pas d’action à proprement parler et un côté très contemplatif, ce qui peut finir par lasser. Ça a été mon cas, j’étais à fond dedans pendant une bonne partie du roman, puis j’ai commencé à trouver le tout un peu trop long. Ce que je pensais être des mystères qui seraient dévoilés par la suite ne l’étaient en fait pas du tout, il n’y a pas vraiment de surprises, c’est vraiment très posé, presque trop. La faute peut-être aussi au résumé sur Livraddict, qui en dévoile un peu beaucoup selon moi, celui que je vous ai mis (du site d’Albin Michel) est moins explicite. 

Je ne suis pas déçue pour autant, ce roman reste beau dans son écriture, mais aussi dans les petits messages qu’on relève en fond et dans la leçon de vie qu’est à elle seule le personnage de Tokue, que j’ai trouvé très chouette. Sentaro est quant à lui assez insupportable mais son évolution est intéressante, j’ai aimé suivre progressivement la relation qui se crée entre Tokue et lui.

Je pense que la littérature japonaise a quelque chose de vraiment différent de ce que je peux lire d’habitude, je suis très curieuse de continuer à la découvrir à travers d’autres romans ! Si vous avez des conseils, je suis d’ailleurs preneuse 😀


Anima, tome 1 : Les enfants – Mary Saracouv67546366-1

323 pages – Auto-édité

Au pays de Ryatil vit Evahny, une jeune fille dont la curiosité ne connaît aucune limite. Elle ne cesse de questionner sa mère Sorhia, reine de cette contrée, sur le monde qui l’entoure mais plus encore sur la fameuse Quête de la Moitié. De jour en jour, la petite fille ressent un vide qu’elle ne peut décrire et comprend bien que sa vie risque d’être chamboulée…

Jolie découverte fantasy du mois, j’ai (enfin) lu Anima de Mary Sara. Je discute de temps en temps avec l’autrice sur instagram, et c’est une personne que j’apprécie beaucoup, j’avais donc un peu la pression en lisant son roman. Que personne ne s’inquiète, tout s’est bien passé aha.

Je pense par contre que je l’ai lu à une période où je n’ai pas pu en profiter pleinement, c’est un roman dans l’ensemble assez complexe et il faut avoir le cerveau intégralement disponible pour tout bien appréhender. Ce n’était donc pas mon cas, mais j’ai quand même passé un bon moment, j’ai aimé découvrir les nombreux personnages, leur histoire et les différents secrets qu’ils dissimulent. Ce premier tome est très introductif, on se concentre assez peu sur l’action, pour privilégier une mise en place très progressive du décor. Et ça me semble nécessaire, on ressent en lisant ce roman que Mary Sara a une imagination débordante, elle a créé un univers très intéressant avec beaucoup de subtilités qu’il vaut mieux présenter petit à petit. Cela peut même représenter presque trop d’éléments à appréhender quand comme moi on est un peu à côté de la plaque, vers la fin j’ai trouvé que ça partait un peu dans tous les sens, mais je pense que tout se remet en place à la lecture du tome 2. J’ai tiqué sur quelques « maladresses » au cours de la lecture, mais pour un premier roman qui en plus est auto-édité, je trouve que l’autrice s’est très bien débrouillée, et je suis impatiente de lire la suite 🙂


couv34810131L’homme qui voulait être heureux – Laurent Gounelle

168 pages – Pocket

Imaginez…
Vous êtes en vacances à Bali et, peu de temps avant votre retour, vous consultez un vieux guérisseur. Sans raison particulière, juste parce que sa grande réputation vous a donné envie de le rencontrer, au cas où…
Son diagnostic est formel : vous êtes en bonne santé, mais vous n’êtes pas heureux.
Porteur d’une sagesse infinie, ce vieil homme semble vous connaître mieux que vous-même. L’éclairage très particulier qu’il apporte à votre vécu va vous entraîner dans l’aventure la plus captivante qui soit : celle de la découverte de soi. Les expériences dans lesquelles il vous conduit vont bouleverser votre vie, en vous donnant les clés d’une existence à la hauteur de vos rêves.

J’entends parler de Laurent Gounelle depuis très longtemps, il est souvent présenté comme LA référence en développement personnel romancé, donc j’étais très curieuse de découvrir un de ses romans. Au final, je suis plutôt mitigée, mais c’est un point de vue vraiment personnel, pour moi la lecture de ce genre de romans et le ressenti qu’on en a est vraiment propre à chacun, encore plus que pour un roman classique, puisqu’il fait appel à notre expérience, à notre état d’esprit également et à notre « ouverture d’esprit » (je ne sais pas comment le dire sans que ça semble prétentieux, ce qui n’est pas du tout le cas hein). En l’occurrence, je pense en être plus à un stade où ce roman ne fait qu’enfoncer des portes ouvertes et où je ne pense pas qu’il m’ait apporté grand chose. Je ne dis pas que tout est à jeter, loin de là, peut-être même que j’aurais aimé lire ce roman il y a quelques temps, mais j’en ai lu d’autres entre temps ou pris des enseignements ailleurs, qui m’ont permis d’avancer et de passer ce stade de la simple prise de conscience des questions évoquées dans ce bouquin. Il y a d’ailleurs un côté assez survolé dans les différents thèmes abordés, ce qui me fait l’assimiler plutôt à une lecture pour débuter dans le développement personnel. Gros point négatif pour moi, j’ai trouvé le personnage principal imbuvable, même si j’ai bien compris ce que voulait en faire l’auteur, il m’a semblé trop poussé dans sa « négativité » et il m’a plus gonflée qu’autre chose (et je trouve ça dommage d’être agacée en lisant un livre de développement personnel ^^’).

A part un thème que j’ai trouvé intéressant au moment où je le lisais parce que je ne l’avais pas vu évoqué dans d’autres lectures (thème que j’ai oublié depuis, c’est vous dire à quel point ça m’a marquée ahah), j’ai trouvé le tout un peu trop convenu, pas forcément adapté à mes envies en matière de développement personnel. Mais je pense qu’il est intéressant à découvrir si l’on veut essayer une première lecture dans le genre, en gardant bien à l’esprit qu’on est vraiment sur du développement personnel qui est à peine romancé, il ne faut pas s’attendre à grand chose au niveau de l’histoire en elle-même, qui est assez inexistante.


Un éclat de givre – Estelle Fayecouv62842641

336 pages – Folio SF

Un siècle après l’Apocalypse. La Terre est un désert stérile, où seules quelques capitales ont survécu. Dont Paris.
Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.
Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

Au détour d’un stand aux Oniriques, on s’est arrêtées avec Plouf pour discuter un peu avec Estelle Faye, qui m’a donné envie d’acheter ce roman dont j’adorais la couverture (c’est l’effet Folio SF, toujours aussi efficace sur moi). Si vous vous souvenez, j’avais lu Les nuages de Magellan de l’autrice pour le PLIB, et quelque chose m’avait un peu perturbée dans sa plume, j’étais donc curieuse de voir si c’était généralisé à tous ses bouquins ou non.

Je suis plutôt rassurée, puisque je n’ai pas été gênée dans ce roman, au contraire j’ai trouvé l’écriture d’Estelle Faye vraiment chouette, très jolie et agréable à lire ! On sent d’ailleurs que c’est une de ces forces, elle joue de son style particulier, et ça colle très bien à l’univers du roman. C’est d’ailleurs l’autre élément qui m’a beaucoup plu dans Un éclat de givre, cet univers post-apocalyptique parisien sale mais si joliment décrit, qu’on se représente parfaitement bien à la lecture. J’ai beaucoup aimé suivre le personnage de Chet, complètement torturé mais avec un bon fond, et adepte du sarcasme à ses heures perdues. Ça donne un ensemble un peu décalé, sympa à lire, j’aurais presque voulu en avoir plus.

Là où j’ai été un peu moins convaincue, c’est au niveau de l’histoire en elle-même, que j’ai trouvée presque en retrait par rapport à l’univers et au personnage de Chet, mais c’est un choix qui ne me semble pas pour autant critiquable, puisque je suis ravie que l’autrice ait pris le temps de décrire un Paris post-apocalyptique si intriguant. Pour finir, il me semble que j’ai trouvé le dénouement un peu rapide, mais je ne m’étalerai pas là-dessus puisque j’en ai gardé assez peu de souvenirs (la vieillesse, que voulez-vous).


Et vous, vous avez lu ces romans ?

21 commentaires sur “Avis en vrac #19 – Mars en vrac

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  1. Les livre de Gounelle ou dans ce genre là ne m’intéressent vraiment pas. Je sais qu’ils ne m’apporteront pas. J’ai lu quelques pages, et je trouve plus que cela enfonce des portes ouvertes ou sont trop moralisateurs à mes yeux. En tout cas c’est comme ça que je les prends personnellement. Après si ça apporte des choses aux autres, tant mieux ^^

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  2. Comme lire en bulles, j’ai beaucoup de mal avec les romans de développement personnel. J’en ai lu quelques uns mais c’est vraiment rare que j’accroche. Et Laurent Gounelle, pour moi, c’était de la psychologie de comptoir très très rapidement énervante x)
    Je suis bien tentée par Un éclat de givre, je l’avais déjà repéré mais j’ai pas le temps pour tout çaaaaaaa. Mais il me tente. Pareil pour Les délices de Tokyo !

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  3. J’avais bien aimé Un éclat de givre (lu il y a fort longtemps) l’âme si je n’en garde finalement pas tant de souvenirs que ça. L’ambiance m’avait beaucoup plu en tout cas.
    Bon, sinon, je passe mon tour pour le Gounelle. Outre ce que tu en dis, je ne suis pas très fan de la mode « développement personnel ».
    Par contre, j’ai très envie de découvrir Les délices de Tokyo, d’autant que comme je ne lis jamais les résumés, ben je ne sais pas trop de quoi ça cause ce qui est visiblement mieux.

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    1. Je pense que je ne vais pas en garder énormément de souvenirs non plus (la faute à ma mémoire hyper aléatoire), mais j’ai aussi beaucoup aimé l’ambiance !
      Je ne vais pas essayer de te convaincre pour le Gounelle en tout cas :p Par contre Les délices de Tokyo est sympa, même si je suis un peu moins enthousiaste que tous les excellents commentaires que j’ai pu voir sur Livraddict ^^

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  4. Lu aucun de ces livres mais ils me font tous envie, aha ! Les délices de Tokyo m’intrigue beaucoup pour la plume, j’adore les écritures poétiques :3 Des lectures diverses sinon, c’est sympa 😀

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  5. Un éclat de givre me tente toujours (et spoiler ou avant première comme tu veux, j’ai vraiment beaucoup aimé Les Seigneurs de Bohen ♥) !
    Pour les Délices de Tokyo, ce que j’en ai retenu surtout c’est que ça donne la daaaaaaalle !
    Bisou mon chou

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  6. J’ai lu L’homme qui voulait être heureux il y a quelques années. Sur le moment j’avais bien aimé mais il ne m’a pas vraiment marquée au final. Depuis, je ne suis plus du tout intéressée par les livres sur le développement personnel. Je ne vois pas ce que ça peut m’apporter. 😆

    Aimé par 1 personne

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