Chronique #105 : Mers mortes – Aurélie Wellenstein

Hello !

mers mortes.jpg

Vous le savez peut-être, j’ai découvert Aurélie Wellenstein assez récemment avec Le dieu oiseau, que j’ai beaucoup aimé. J’étais donc très curieuse de lire son nouveau roman, à la couverture toujours aussi magnifique, et au thème si important ! Je remercie les éditions Scrineo pour cette lecture ♥.♥

Le fait que j’aime la plume d’Aurélie Wellenstein, c’était donc déjà acquis à la lecture de son précédent roman. Elle a un style plutôt simple (au sens non-péjoratif du terme) mais efficace, très agréable à lire et qui ne se perd pas en interminables descriptions ou digressions. Ce qui rend le propos du roman d’autant plus percutant !

Et c’est ici ce qui m’a le plus marquée, donc je vais m’attarder un peu dessus. Comme pour beaucoup de personnes (je l’espère), l’écologie est un sujet qui me touche de plus en plus. Je ne sais pas toujours bien comment faire pour « faire mieux » pour la planète, mais j’apprends petit à petit, j’essaie de ne pas reproduire les mêmes erreurs, et je suis persuadée qu’il faut que chacun à son niveau se responsabilise sans se soucier de qui fait quoi autour (dans le sens où c’est pas parce que ton abruti de voisin jette ses mégots par terre qu’il faut faire pareil). Le message du roman est bien introduit selon moi, sans être particulièrement moralisateur, il a un côté responsabilisant et amène à réfléchir à travers de courts passages particulièrement significatifs, horribles à lire mais vraiment essentiels. Parce que souvent, malheureusement, on préfère fermer les yeux sur ce qui se passe dans notre société. J’ai trouvé tous ces passages relatifs aux conséquences de la surpêche, de la pollution des mers ou de l’exploitation des animaux très importants, parce que malgré ce que dit Aurélie Wellenstein dans les remerciements sur la réalisation ou non de ce qu’elle écrit dans Mers mortes, c’est ancré sur du réel et on ne sait pas jusqu’où ça pourra aller.

Il m’a fallu un peu de temps pour visualiser les scènes de marées avec les animaux fantômes, mais je trouve ce cadre très original et intéressant (en plus il y a des pirates, donc je vous refais pas le coup du « j’adoooore les pirates » mais c’est un BINGO pour moi). J’étais happée par les passages expliquant comment on en était arrivés là, on se rend compte que tout est lié, que le moindre élément peut remettre en cause l’écosystème qu’est la Terre, et c’est assez impressionnant. Bref, vous l’aurez compris, le contexte dans lequel se situe ce roman, et la manière dont l’aborde l’autrice m’ont beaucoup plu.

Côté personnages, j’ai trouvé qu’Oural était intéressant à suivre dans ses raisonnements, même si je n’ai pas ressenti d’attachement particulier pour lui. J’ai été plus intriguée par le personnage de Bengale, qui a une aura un peu spéciale et un bagou qui rendent ses scènes assez captivantes (mais c’était le but j’imagine :D). L’affrontement des points de vue de ces deux personnages n’ayant pas grandi dans le même monde est également un plus dans l’histoire, sans pour autant prétendre que Bengale a toujours raison. Les autres personnages ne sont pas en reste, même si on en sait finalement assez peu sur eux, ils forment ensemble un bon groupe qui donne de la dynamique au récit. Petit détail mais qui a son importance, l’autrice utilise des noms de fleuves pour les prénoms de personnages, et je valide totalement ce choix (même si je n’ai aucune culture et que je n’en situe pas la moitié aha).

J’ai été légèrement moins convaincue par certains éléments de l’histoire que je n’ai pas forcément compris comme la toute fin, ou d’autres trucs que je ne veux pas spoiler, mais ça reste accessoire, dans l’ensemble Mers mortes aura été une excellente lecture, que je recommande sans hésiter à ceux qui s’intéressent au sujet (ou aux autres s’ils ont besoin d’un peu d’aide pour leur prise de conscience *wink*)

5.excellente lecture

Publicités

25 commentaires sur “Chronique #105 : Mers mortes – Aurélie Wellenstein

Ajouter un commentaire

  1. Ce livre m’intrigue beaucoup . Je suis très sensible à la destruction des écosystèmes et du coup, à la disparition de la faune sauvage. La pollution des mers et la surpêche, c’est vraiment l’un des sujets qui m’exaspère le plus. Je ne comprends comment on peut se permettre de décimer à ce point les poissons et autres cétacés du coup, j’essaye de boycotter les produits de la mer.

    Aimé par 1 personne

  2. OK, j’ai arrêté de lire à partir du moment où j’ai vu écrit « il y a des pirates » (c’est faux, j’ai lu ensuite aussi) JE LE VEUX !!!
    Je n’ai pas encore découvert la plume de l’autrice, mais Le dieu oiseau me tentait beaucoup (et Le roi des fauves qui je me trompe pas de titre). Bref, j’ai vraiment envie de la découvrir, reste à choisir avec lequel. Mais des pirates quoi… Donc bon.

    Aimé par 1 personne

  3. Comme toi, le côté écologique – sans être un roman à message qui enfonce le clou à grands coups de marteau – m’a beaucoup plu et fait réfléchir. Je ne mange déjà pas beaucoup de viande et encore moins de poisson, mais les passages assez atroces qui parsèment le roman m’ont vraiment remué. Est-ce que je remangerai du poisson ? Pour l’instant, je n’en ai plus la moindre envie !
    Sinon les pirates, Bengale, les prénoms… on ai d’accord, c’est juste très chouette !
    C’était mon premier roman d’Aurélie Wellenstein mais pas le dernier !

    Aimé par 1 personne

    1. Comme toi les passages de rêves avec les poissons m’ont secouée, et je pense que je vais sérieusement me renseigner sur tout ça pour adapter mon alimentation, je n’ai pas envie de cautionner ce genre de choses 😦
      Ca ne sera pas le dernier pour moi non plus, son tout dernier chez Gulfstream me tente beaucoup aussi !

      Aimé par 1 personne

      1. J’ai l’impression d’avoir assisté à de vraies scènes de massacres et ce n’est pas la même chose de « sentir » les animaux mourir (même par le biais de la littérature) que de voir un pavé de poisson tout propre dans son assiette. Elle a vraiment fait très fort sur ce coup-là, je trouve !
        Ah, il faut que je me renseigne, tiens !

        Aimé par 1 personne

  4. Hahaha « bagou » quoi. J’adore ce mot, on devrait l’utiliser plus souvent.
    Sinon comme je le disais à Kin, j’aime beaucoup ce que fait Aurélie Wellenstein donc je pense que je me laisserai tentée, mais en poche plutôt^^

    Aimé par 1 personne

  5. Vu que j’ai eu un gros coup de coeur pour Le roi des fauves et que j’avais bien aimé La mort du temps, je suis très curieuse de lire celui-ci ^^ Ainsi que les loups chantants et le Dieu oiseau, je suis impatiente de pouvoir les lire !

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :