Chronique #107 : Les noces de la renarde – Floriane Soulas

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Vous l’aurez peut-être remarqué, ces derniers temps ma relation à la lecture est un peu difficile, ce qui fait que j’ai plus de mal à apprécier pleinement les romans que je lis, alors qu’en temps « normal » ça aurait pu être différent. Je pense que c’est malheureusement ce qu’il s’est passé pour Les noces de la renarde, je n’étais probablement pas dans le mood idéal, peut-être que je l’aurais bien plus apprécié en le lisant à un autre moment (ou peut-être pas, on n’en saura jamais rien ahah). Et là vous vous dites, « Oula, ça s’annonce mal » (ou alors « Qu’est-ce qu’on s’en fout de ta vie »)… Mais rassurez-vous, cette lecture n’était pas catastrophique non plus, je ne l’ai juste pas appréciée autant que j’aurais voulu x) Je vais détailler tout ça, et j’en profite pour remercier les éditions Scrineo pour l’envoi de ce livre ♥

A vrai dire, ça avait très bien commencé, j’ai dévoré les 150 première pages d’une traite, hyper emballée par l’histoire, le style fluide, la présence de quelques passages me faisant un peu froid dans le dos (et me rappelant La fille qui tressait les nuages ♥)(oui, les passages qui font froid dans le dos ça m’emballe). J’avais légèrement peur au début en voyant l’épaisseur du bouquin (vous connaissez mon allergie chronique aux pavés), mais j’ai été vite rassurée, il n’allait pas me plonger dans une panne de lecture interminable, au contraire je repartais sur les chapeaux de roue. Spoiler alert : j’ai peut-être été un peu trop optimiste.

Dans ce roman, on est plongés en plein cœur du folklore japonais en alternance entre les années 1461 et 2016, sans bien comprendre où on va, même si on se doute que les deux histoires finiront bien par se rejoindre. J’ai assez peu de connaissances sur ce sujet, mais l’ensemble m’a paru clair, il y a pas mal de notes de bas de pages qui expliquent les différents mots utilisés, on sent que l’autrice s’est renseignée et ça permet une immersion totale dans l’ambiance. J’ai d’ailleurs bien apprécié cette ambiance, cette atmosphère particulière que j’avais pu côtoyer peu de temps avant dans Les héritiers d’Higashi de Clémence Godefroy (dont je vous reparle aussi probablement bientôt)(et je sens que je vais développer une fascination pour la mythologie japonaise, préparez-vous). 

Entre les deux intrigues, il y a profusion de personnages féminins (on trouve peu de mâles dans l’histoire, et c’est pas plus mal pour une fois aha), dans l’ensemble badass, fortes et indépendantes, MAIS PAS QUE. On n’est pas en plein cliché de personnages indestructibles sans défauts, au contraire ! Mina, l’héroïne de 2016 est assez réservée, pleine de doutes et elle ne se sent pas à sa place dans ce monde. J’ai beaucoup aimé ce personnage, justement grâce à sa nature légèrement naïve, profondément gentille et un peu solitaire (j’aime les gens naïfs, gentils et solitaires). Les autres ne sont pas en reste, j’ai trouvé que Floriane Soulas avait dépeint une belle palette de personnages, même si certains ne sont pas forcément très développés. 

Vous vous en doutez avec mon petit speech/disclaimer du début, à un moment mon emballement est retombé. Je ne saurai pas trop vous dire à quel moment ça s’est produit, ni comment ni pourquoi (ça vous fait une belle jambe du coup), mais j’ai commencé à lire le livre beaucoup plus lentement, avec moins d’enthousiasme. J’ai trouvé quelques longueurs au milieu du bouquin, qui m’ont un peu sortie de ma lecture, et je crois que je n’ai pas réussi à y re-rentrer avant la fin. J’ai tiqué sur plusieurs passages qui me faisaient me sentir extérieure à l’histoire, par leur côté descriptif peut-être un brin « scolaire ». Je ne comprenais plus tout ce qui se passait (et là je pense que la fatigue est à blâmer) et l’intrigue de 1461 n’éveillait plus le même intérêt chez moi, contrairement à celle de 2016 qui me permettait de rester accrochée. Il se passe beaucoup de choses sur la dernière partie du roman, et il y a quelques révélations qui redonnent un peu de rythme, malheureusement ça n’aura pas suffi à me replonger entièrement dedans, je l’ai fini en étant assez détachée de l’histoire et des personnages.

Au final, ce n’était pas une lecture désagréable, loin de là, mais je reste plus partagée que ce que j’en pensais, ou que les différents avis que j’ai pu lire. Je suis quasiment persuadée que ça vient de mon état d’esprit lors de la lecture (même si c’est difficile de savoir si c’est uniquement ça ou non) donc ne vous arrêtez pas trop à cet avis un peu mitigé, et si vous l’avez lu je serai curieuse de savoir ce que vous en avez pensé 🙂

3.bonne lecture

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19 commentaires sur “Chronique #107 : Les noces de la renarde – Floriane Soulas

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  1. Je suis contente de lire un avis un peu plus mitigé parce que j’ai extrêmement envie de le découvrir (est-ce qu’on doit parler de cette couverture de toute beauté ???) mais j’avais déjà la pression alors que je ne l’ai même pas encore en ma possession. Du coup, tu me décomplexes complètement et tu fais bien retomber l’espèce de pression toute bidon que j’ai mise toute seule sur ce livre !

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  2. J’ai super envie de lire ce roman, la couverture, le résumé, les thèmes, je suis très curieuse de le découvrir un de ces jours. C’est intéressant de lire des avis plus contrastés sur ce livre, j’avais eu pas mal d’échos super enthousiastes !

    Aimé par 1 personne

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