Chronique #113 : Le démêleur de rêves – Carina Rozenfeld

Hello !

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La semaine dernière (ou celle d’avant, je suis un peu dans une faille spatio-temporelle en ce moment), j’ai attaqué le dernier bébé de Carina Rozenfeld, sorti chez Scrineo le 10 octobre. Comme d’hab, je les remercie pour l’envoi de cette belle brique ahah !

Vous vous en doutez probablement, j’ai été attirée directement par la couverture qui est toute belle, ces couleuuuuurs svp (j’aime les couleurs sombres what is the problem). Le résumé m’intriguait également beaucoup, parce que ça parle de rêves et de mystères, de gens reclus, bref tout ce que j’aime (non mais sinon je suis pas bizarre en vrai, promis). Dès les premières pages, on est plongés droit dans le mystère avec un prologue qui pose le cadre (et soulève un milliard de questions), et j’ai totalement accroché, j’avais envie de savoir la suite, comprendre le pourquoi du comment, bref le dévorer.

J’ai beaucoup aimé l’univers dans lequel s’inscrit ce roman, le fait que toutes les planètes de Sédora soient reliées par ce Fil mystérieux, et l’importance des rêves dans l’imaginaire collectif. Il y a tout un questionnement qui est au final très actuel, sur le fait de voyager par procuration via les écrans ou les rêves des autres, mais aussi d’avoir la capacité technologique de voyager dans toute une galaxie pour finalement rester cloîtré chez soi à regarder la télé. Cette dimension du roman m’a bien plu, ça rejoint beaucoup de débats qu’on peut voir en ce moment, et j’ai bien aimé la manière dont c’était amené, efficace sans être trop brutal.

J’étais très enthousiaste en lisant la première partie, véritable page-turner tellement on veut connaître les tenants et les aboutissants et comprendre ce qui est en train de se jouer. Le côté mystérieux me plaît bien, on sent qu’il y a des trucs pas nets sans savoir précisément quoi, et l’autrice distille les informations au compte-goutte (ce qui n’aide pas à fermer le livre pour aller se coucher, c’est à prendre en compte avant de se lancer ahah).

Par contre, j’ai tiqué sur quelques facilités scénaristiques et répétitions (concernant les robots notamment), qui m’ont semblé lourdes et m’ont fait plusieurs fois sortir de la lecture. Ça reste accessoire, l’histoire est suffisamment prenante pour ne pas trop s’attacher à ces détails, en tout cas pendant un certain temps. Mais au bout d’un moment (aux alentours de la seconde partie), j’ai trouvé que les facilités prenaient le dessus, les héros n’avaient même pas le temps d’affronter un problème que ça se réglait tout seul, et ça m’a un peu lassée. Je trouve dommage ce parti pris de faciliter les choses à l’extrême, d’autant qu’allonger le nombre de pages pour pouvoir aller un peu plus dans le détail ne m’aurait pas paru déconnant, il ne fait « que » 430 pages au final.

Du côté des personnages, je ne me suis pas spécialement attachée à eux, je me sentais un peu distante, alors que j’étais pourtant à fond dans l’histoire. Ce n’est pas forcément quelque chose qui me gêne dans les romans, tant que je ne trouve pas les personnages agaçants ça passe (ce qui n’était pas le cas ici, jusqu’à ce que la fameuse romance-dont-on-se-passerait-bien-merci vienne pointer le bout de son nez, mais ça reste moins pénible que dans d’autres bouquins). En revanche, j’ai eu beaucoup de mal avec un personnage en particulier, le « grand méchant » de l’histoire, dont la crédibilité m’a semblé très proche de zéro. Limite le gars se demandait ce qu’il foutait là, il y a plein de moments où je n’ai pas compris ses actions ou ses réactions, un peu en mode méchant Disney gentillet (vous savez celui qui expose ses plans, qui peut buter quelqu’un sans scrupule et être en même temps presque attentionné avec quelqu’un d’autre, et dont les motivations sont très obscures). C’est dur à expliquer, j’ai pas mal fait le parallèle avec Interfeel au cours de ma lecture concernant ce personnage, j’aurais aimé qu’il soit peut-être un peu plus développé ou assumé.

Dans l’ensemble, j’ai quand même bien aimé ma lecture, qui a un univers bien construit et qui soulève des questionnements intéressants (y compris à la fin mais je ne vous en dis pas plus), ça reste une lecture accessible quand on n’a pas l’habitude de la SF ou des space opera, mais j’ai été un peu refroidie par certains schémas ou facilités qui m’ont sortie de l’histoire et qui auraient pu à mon sens être évités.

3.bonne lecture

12 commentaires sur “Chronique #113 : Le démêleur de rêves – Carina Rozenfeld

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  1. Génial cette chronique ! D’ailleurs ça me fait penser que c’est la première chronique de toi que je lis. Quel affront ! J’aime ton style, c’est super agréable à lire. De mon côté je tolère davantage les facilités, mais je peux comprendre ta frustration ! 😀

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  2. Pourquoi pas ? Je n’ai pas trop de soucis avec les facilités, sauf quand c’est hyper mal fait et trop voyant… Donc c’est à voir en m’en faisant mon propre avis. En tout cas, merci pour cette découverte, j’aime bien le style de l’autrice et c’est de la SF, donc je prends en note 🙂

    Aimé par 1 personne

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